Le baccalauréat général et technologique se joue sur 100 coefficients. Soixante viennent des épreuves terminales, quarante des moyennes inscrites au livret scolaire. Tout le reste — le seuil des mentions, la mécanique du rattrapage, la façon dont on hiérarchise ses révisions — découle de cette répartition, fixée par les textes issus de la réforme du lycée et toujours en vigueur pour la session 2026.
Ce guide détaille les coefficients bac 2026 épreuve par épreuve, discipline par discipline, pour la voie générale comme pour la voie technologique. Il propose ensuite deux calculs complets, du bulletin de première jusqu’à la moyenne finale, et montre où un point gagné rapporte réellement quelque chose.
Sommaire
- La structure de la note : 60 % d’épreuves, 40 % de contrôle continu
- Les coefficients des épreuves terminales
- Les 40 points du contrôle continu, discipline par discipline
- Deux exemples de calcul détaillés
- Mentions, rattrapage et cas particuliers
- Que faire concrètement de ces chiffres
- Questions fréquentes
La structure de la note : 60 % d’épreuves, 40 % de contrôle continu
Avant d’entrer dans le détail des coefficients, il faut comprendre la logique d’ensemble. Le bac n’est plus un examen concentré sur deux semaines de juin : c’est un cumul de points construit sur deux années.
Deux blocs, un total de 100
La note finale est une moyenne pondérée sur 20, calculée à partir de 100 coefficients :
- 60 coefficients pour les épreuves terminales : le français écrit et oral passés en fin de première, la philosophie, les deux enseignements de spécialité conservés en terminale et le Grand oral.
- 40 coefficients pour le contrôle continu : les moyennes annuelles des disciplines qui ne font pas l’objet d’une épreuve finale, prises en compte sur l’année de première et sur l’année de terminale.
Autrement dit, un élève arrive à l’examen de juin avec 40 % de sa note déjà acquise — ou déjà perdue. C’est le changement le plus profond apporté par la réforme : l’échéance ne se situe plus seulement en fin d’année de terminale, mais dès le premier trimestre de première. Le cadre réglementaire précis est consultable sur le site du ministère de l’Éducation nationale et dans la fiche pratique dédiée de Service-Public.fr.
Ce que « contrôle continu » veut dire exactement
L’expression prête à confusion. Il ne s’agit pas d’épreuves communes organisées par l’établissement, comme c’était le cas lors des premières années de la réforme avec les « E3C » puis les « évaluations communes ». Ce dispositif a été supprimé. Le contrôle continu, aujourd’hui, ce sont les moyennes annuelles portées au livret scolaire, telles qu’elles résultent des évaluations ordinaires : devoirs sur table, interrogations, travaux rendus, oraux de classe, projets.
Trois conséquences pratiques. D’abord, chaque note de trimestre compte, mais aucune ne pèse à elle seule : c’est la moyenne de l’année qui est retenue, pas la moyenne trimestrielle. Ensuite, l’enseignant reste maître de son évaluation, dans le cadre d’un projet d’évaluation propre à l’établissement, ce qui suppose une certaine harmonisation entre classes. Enfin, une commission d’harmonisation académique examine les moyennes transmises et peut les ajuster, afin de limiter les écarts de notation d’un lycée à l’autre. Un élève noté sévèrement n’est donc pas totalement démuni, même si ces ajustements restent marginaux.
Le calendrier de la session 2026
L’organisation retenue depuis la session 2024 place les épreuves écrites de spécialité en juin, et non plus en mars. Le déroulé type d’une année de terminale ressemble donc à ceci :
- Cours et évaluations jusqu’en juin, y compris dans les deux spécialités.
- Épreuve écrite de philosophie, puis épreuves écrites des deux enseignements de spécialité en juin.
- Grand oral fin juin ou début juillet.
- Délibération des jurys, résultats début juillet, épreuves de contrôle (le rattrapage) dans la foulée.
Les dates exactes de la session 2026, ainsi que d’éventuels aménagements, sont publiés au Bulletin officiel et relayés par Éduscol. Avant toute décision d’orientation ou d’organisation, mieux vaut vérifier la note de service de la session concernée : les ajustements de format existent d’une année sur l’autre.
Les coefficients des épreuves terminales
Ces 60 coefficients sont les mêmes pour tous les candidats d’une même voie. Ils ne dépendent ni de l’établissement, ni des spécialités choisies.
Voie générale : les spécialités écrasent tout
Le tableau ci-dessous récapitule la répartition pour un candidat de la voie générale.
| Épreuve terminale | Coefficient | Part du total | Moment |
|---|---|---|---|
| Français — écrit | 5 | 5 % | Fin de première |
| Français — oral | 5 | 5 % | Fin de première |
| Philosophie | 8 | 8 % | Terminale |
| Spécialité 1 | 16 | 16 % | Terminale |
| Spécialité 2 | 16 | 16 % | Terminale |
| Grand oral | 10 | 10 % | Terminale |
| Total | 60 | 60 % | — |
Un chiffre saute aux yeux : les deux spécialités représentent 32 % de la note finale, soit plus que le contrôle continu de première et de terminale réunis pour l’histoire-géographie, les deux langues vivantes et l’EMC. Elles pèsent quatre fois la philosophie, trois fois plus que le Grand oral. Ce déséquilibre assumé explique pourquoi le choix des enseignements de spécialité mérite d’être travaillé sérieusement : nos conseils pour aider un adolescent à choisir ses spécialités sans se tromper détaillent les critères à croiser, du goût réel pour la discipline aux attendus des formations du supérieur.
Voie technologique : même total, autre équilibre
La voie technologique conserve le total de 60 coefficients, mais redistribue deux blocs : la philosophie y pèse moins, le Grand oral davantage.
| Épreuve terminale | Coefficient (technologique) | Écart avec la voie générale |
|---|---|---|
| Français — écrit | 5 | identique |
| Français — oral | 5 | identique |
| Philosophie | 4 | − 4 |
| Spécialité 1 | 16 | identique |
| Spécialité 2 | 16 | identique |
| Grand oral | 14 | + 4 |
| Total | 60 | — |
Un Grand oral à 14 change la donne pour un élève de STMG, de ST2S ou de STI2D : cette épreuve pèse presque autant qu’une spécialité écrite. Elle s’appuie sur le projet mené en spécialité, ce qui la rend très préparable — à condition de s’y prendre plusieurs mois à l’avance et de répéter à voix haute devant un public réel, pas seulement de relire ses fiches.
Les épreuves anticipées de français : 10 points déjà joués
Beaucoup d’élèves de première sous-estiment ce bloc. L’écrit (commentaire ou dissertation, ou contraction et essai en voie technologique) et l’oral valent 5 coefficients chacun, soit 10 % du bac obtenus un an avant les autres. À titre de comparaison, c’est plus que la philosophie en voie générale.
L’oral mérite une attention particulière : il porte sur les textes étudiés dans l’année, consignés au descriptif, et comprend une seconde partie d’entretien sur une œuvre choisie par le candidat. C’est une épreuve où la préparation méthodique paie beaucoup plus que le talent supposé. Reformuler une explication linéaire avec ses propres mots, comme le propose la méthode Feynman, reste l’un des tests les plus fiables pour savoir si un texte est réellement maîtrisé ou seulement récité.
Les 40 points du contrôle continu, discipline par discipline
C’est la partie la moins connue des familles, et pourtant celle qui se construit le plus lentement. Ces 40 coefficients se répartissent entre sept ensembles de moyennes annuelles.
Répartition en voie générale
| Enseignement | Première | Terminale | Total |
|---|---|---|---|
| Histoire-géographie | 3 | 3 | 6 |
| Langue vivante A | 3 | 3 | 6 |
| Langue vivante B | 3 | 3 | 6 |
| Enseignement moral et civique | 1 | 1 | 2 |
| Enseignement scientifique | 3 | 3 | 6 |
| Éducation physique et sportive | — | 6 | 6 |
| Spécialité suivie uniquement en première | 8 | — | 8 |
| Total | — | — | 40 |
Deux points d’attention. Le premier : la spécialité abandonnée en fin de première vaut 8 coefficients, soit autant que la philosophie en voie générale. Beaucoup d’élèves relâchent l’effort au troisième trimestre dans la discipline qu’ils s’apprêtent à quitter ; c’est une erreur qui se paie en points. Le second : l’EPS, évaluée en contrôle en cours de formation sur l’année de terminale, pèse 6 coefficients, autant que l’histoire-géographie sur deux ans. Peu d’élèves en ont conscience.
Répartition en voie technologique
La structure est identique, à une substitution près : l’enseignement scientifique de la voie générale est remplacé par les mathématiques, également affectées d’un coefficient 6 réparti sur les deux années. On retrouve donc : histoire-géographie 6, LVA 6, LVB 6, EMC 2, mathématiques 6, EPS 6 et spécialité de première non poursuivie 8. Total : 40.
En STMG comme en ST2S, les mathématiques du contrôle continu sont souvent la variable d’ajustement des élèves qui n’aiment pas la matière. Six coefficients, c’est pourtant plus que la philosophie et presque autant qu’une demi-spécialité. Un accompagnement régulier sur ces disciplines de fond, par exemple via un soutien scolaire au collège et au lycée, produit ici des effets mesurables, parce qu’il agit sur des moyennes annuelles et non sur une performance ponctuelle.
Options, sections particulières et notes manquantes
Les enseignements optionnels ne sont pas inclus dans les 100 coefficients : ils viennent en plus. Chaque option suivie est prise en compte via sa moyenne annuelle, avec un coefficient propre par année, un régime plus favorable s’appliquant traditionnellement au latin et au grec ancien. Concrètement, le total de points d’un candidat optionnaire dépasse 100 et sa moyenne est calculée sur ce total augmenté : une bonne moyenne en option tire la note vers le haut, une moyenne médiocre la tire vers le bas. Vérifiez les coefficients exacts applicables à la session dans les textes publiés au Bulletin officiel, consultables via Légifrance.
Autres situations fréquentes :
- Moyenne annuelle manquante (arrivée en cours d’année, absences prolongées justifiées) : une évaluation ponctuelle de remplacement est organisée dans la discipline concernée.
- Changement d’établissement : les moyennes déjà acquises suivent l’élève, via le livret scolaire numérique.
- Redoublement de terminale : le candidat peut, sous conditions, conserver certaines notes obtenues ; la règle se vérifie auprès du rectorat, académie par académie.
- Sections européennes ou de langues orientales : l’indication portée sur le diplôme suppose une note suffisante en langue vivante et à l’évaluation spécifique de discipline non linguistique.
Deux exemples de calcul détaillés
Rien ne vaut un calcul complet pour comprendre le poids réel de chaque note. Les deux profils qui suivent sont fictifs mais réalistes.
Camille, voie générale (maths et physique-chimie)
Ses résultats : spécialité mathématiques 13, spécialité physique-chimie 11, philosophie 9, français écrit 12, français oral 14, Grand oral 13. Côté contrôle continu : histoire-géographie 13, LVA 14, LVB 12, EMC 15, EPS 15, enseignement scientifique 12, spécialité SES suivie en première 13.
- Épreuves terminales : (13 × 16) + (11 × 16) + (9 × 8) + (12 × 5) + (14 × 5) + (13 × 10) = 716 points.
- Contrôle continu : (13 × 6) + (14 × 6) + (12 × 6) + (15 × 2) + (15 × 6) + (12 × 6) + (13 × 8) = 530 points.
- Total : 1 246 points ÷ 100 = 12,46 de moyenne, soit une mention assez bien.
Ce qui frappe dans ce calcul, c’est l’effet amortisseur du contrôle continu. Camille a raté sa philosophie (9), ce qui lui coûte 8 points sous la moyenne… mais son 15 en EPS et son 15 en EMC lui rapportent l’équivalent. Sans ses bons bulletins, elle passait sous la barre des 12.
Yanis, voie technologique (STMG)
Ses résultats : spécialité management, sciences de gestion et numérique 12, spécialité droit et économie 11, philosophie 8, français écrit 10, français oral 12, Grand oral 13. Contrôle continu : histoire-géographie 11, LVA 12, LVB 11, EMC 13, EPS 14, mathématiques 9, spécialité de première abandonnée 12.
- Épreuves terminales : 192 + 176 + 32 + 50 + 60 + 182 = 692 points.
- Contrôle continu : 66 + 72 + 66 + 26 + 84 + 54 + 96 = 464 points.
- Total : 1 156 points ÷ 100 = 11,56, soit un bac sans mention, à 44 points de la mention assez bien.
Quarante-quatre points, cela paraît beaucoup. En réalité, c’est un point de plus dans chacune des deux spécialités (32 points) et un point de plus au Grand oral (14 points). La mention se jouait donc sur trois notes, pas sur une année entière.
Où un point gagné rapporte-t-il le plus ?
Puisque le total est fixé à 100 coefficients, un point supplémentaire dans une discipline rapporte exactement coefficient ÷ 100 sur la moyenne finale :
| Discipline | Coefficient | Gain sur la moyenne pour +1 point |
|---|---|---|
| Un enseignement de spécialité | 16 | + 0,16 |
| Grand oral (technologique) | 14 | + 0,14 |
| Grand oral (général) | 10 | + 0,10 |
| Philosophie (général) | 8 | + 0,08 |
| Spécialité de première abandonnée | 8 | + 0,08 |
| Histoire-géographie, LVA, LVB, EPS | 6 | + 0,06 |
| Français écrit ou oral | 5 | + 0,05 |
| EMC | 2 | + 0,02 |
La lecture est brutale mais utile : passer de 8 à 12 en EMC rapporte 0,08 sur la moyenne finale, quand le même effort dans une spécialité en rapporte 0,64. Cela ne signifie pas qu’il faut sacrifier les petites matières — elles restent visibles sur le bulletin, donc dans le dossier Parcoursup — mais que le temps de révision se hiérarchise.
Mentions, rattrapage et cas particuliers
Les seuils de mention, en points plutôt qu’en moyennes
Les seuils sont connus : 12 pour la mention assez bien, 14 pour bien, 16 pour très bien. Traduits en points sur un total de 100 coefficients, ils deviennent beaucoup plus parlants :
- Admission : 1 000 points.
- Mention assez bien : 1 200 points.
- Mention bien : 1 400 points.
- Mention très bien : 1 600 points.
Raisonner en points évite les fausses intuitions. Un élève à 1 380 points sait qu’il lui manque 20 points pour la mention bien, c’est-à-dire un peu plus d’un point dans une spécialité — un objectif concret, contrairement à « il faut que je remonte ma moyenne ».
Le rattrapage : deux oraux, mêmes coefficients
Un candidat dont la moyenne se situe entre 8 et 10 est convoqué aux épreuves de contrôle, dites « second groupe ». Il choisit deux disciplines parmi celles ayant donné lieu à une épreuve terminale écrite : français, philosophie, enseignements de spécialité. Chaque oral dure une vingtaine de minutes, précédées d’un temps de préparation équivalent.
La règle d’or : la note obtenue au rattrapage ne remplace la note initiale que si elle est supérieure. Le candidat ne peut donc pas perdre de points, et il conserve les coefficients d’origine — d’où l’intérêt de choisir en priorité les disciplines à coefficient 16, où chaque point regagné vaut 16 points au total. Un élève à 9,4 de moyenne doit trouver 60 points : deux oraux de spécialité passés à + 2 points suffisent.
Candidats individuels, absences et fraude
Les candidats individuels — instruction en famille, établissements hors contrat, adultes en reprise d’études — ne relèvent pas du contrôle continu, puisqu’ils n’ont pas de livret scolaire validé par un établissement sous contrat. Ils passent l’ensemble des disciplines sous forme d’épreuves ponctuelles, selon un régime spécifique décrit sur les sites académiques et sur l’Onisep.
Deux rappels utiles. Une absence non justifiée à une épreuve terminale entraîne la note zéro, avec les conséquences que l’on imagine sur un coefficient 16. Et l’usage d’outils interdits, y compris d’une intelligence artificielle générative lors d’un travail évalué en contrôle continu, relève de la fraude : les commissions disciplinaires académiques sont saisies chaque année de dossiers de ce type.
Que faire concrètement de ces chiffres
Hiérarchiser sans tout sacrifier
Connaître les coefficients ne sert à rien si l’on n’en tire pas une organisation. Un plan de travail cohérent en terminale ressemble à ceci :
- Environ la moitié du temps de travail personnel consacrée aux deux spécialités (32 % de la note et l’essentiel du dossier Parcoursup).
- Un quart pour la philosophie et le Grand oral, deux épreuves qui se préparent par l’entraînement régulier plus que par le bachotage.
- Le quart restant réparti sur les disciplines de contrôle continu, avec un principe simple : ne jamais laisser une moyenne descendre sous 10, car chaque point perdu dans une matière à coefficient 6 vaut autant que 0,06 de moyenne finale, définitivement acquis.
Cette répartition n’a rien d’universel : un élève visant une classe préparatoire scientifique ou une licence sélective aura d’autres priorités, dictées par les attendus des formations davantage que par le diplôme lui-même.
Le contrôle continu se joue dès septembre de première
Sur les 40 coefficients du contrôle continu, une part substantielle est acquise avant même l’entrée en terminale : les moyennes de première en histoire-géographie, langues, EMC, enseignement scientifique ou mathématiques, plus les 8 coefficients de la spécialité abandonnée. Ajoutez les 10 coefficients des épreuves anticipées de français, et l’année de première pèse déjà près d’un tiers du diplôme.
D’où l’importance de la régularité, et de méthodes de mémorisation qui tiennent sur la durée plutôt que de veilles de contrôle en apnée. La répétition espacée est, de ce point de vue, l’outil le mieux documenté par la recherche en psychologie cognitive : elle transforme des révisions courtes mais répétées en connaissances stables, ce qui est exactement le profil d’effort qu’exige un contrôle continu étalé sur deux ans.
Trois erreurs fréquentes
- Croire que la moyenne du bulletin est la note du bac. Le bulletin affiche une moyenne générale calculée avec les coefficients de l’établissement ; le bac, lui, applique les coefficients nationaux. Les deux chiffres diffèrent souvent d’un demi-point, parfois davantage.
- Lâcher la spécialité de première. Huit coefficients partent en fumée chaque année pour cette raison, presque toujours au troisième trimestre.
- Sous-estimer l’EPS et l’EMC. Douze coefficients cumulés, obtenus sans révision nocturne : ce sont les points les moins chers du diplôme.
Reste un facteur que les tableaux ne mesurent pas : l’état psychologique du candidat en juin. Une préparation techniquement solide peut s’effondrer sur deux nuits sans sommeil, et nos repères pour gérer le stress des examens valent, en points réels, autant qu’un chapitre de spécialité révisé une fois de plus.
Questions fréquentes
1. Quelle est exactement la part du contrôle continu au bac 2026 ?
Elle est de 40 % de la note finale, soit 40 coefficients sur 100. Ces 40 coefficients correspondent aux moyennes annuelles de première et de terminale dans les disciplines sans épreuve terminale : histoire-géographie, langues vivantes A et B, EMC, EPS, enseignement scientifique (voie générale) ou mathématiques (voie technologique), auxquelles s’ajoute la spécialité suivie en première seulement, affectée d’un coefficient 8.
2. Combien valent les enseignements de spécialité ?
Chaque spécialité conservée en terminale est évaluée par une épreuve écrite de coefficient 16, soit 32 coefficients pour les deux. C’est le bloc le plus lourd du diplôme, dans la voie générale comme dans la voie technologique. Un point gagné dans une spécialité fait progresser la moyenne finale de 0,16, contre 0,02 pour un point d’EMC.
3. Les notes de première comptent-elles vraiment ?
Oui, et pour une part importante. Les moyennes annuelles de première alimentent le contrôle continu dans plusieurs disciplines, la spécialité abandonnée vaut 8 coefficients à elle seule, et les épreuves anticipées de français apportent 10 coefficients supplémentaires. En cumulant ces éléments, l’année de première détermine une fraction proche du tiers de la note finale.
4. Comment savoir combien de points il me manque pour une mention ?
Convertissez tout en points. Multipliez chaque note par son coefficient, additionnez : 1 200 points donnent 12 de moyenne, 1 400 points donnent 14, 1 600 points donnent 16. L’écart entre votre total prévisionnel et le seuil visé vous indique combien de points bruts chercher, et dans quelles épreuves il est le plus réaliste d’aller les chercher.
5. Peut-on perdre des points au rattrapage ?
Non. Les épreuves de contrôle du second groupe fonctionnent selon un principe simple : la note de l’oral ne se substitue à la note initiale que si elle lui est supérieure. Un candidat convoqué au rattrapage peut donc seulement améliorer son total, à condition de choisir avec discernement les deux disciplines présentées — de préférence celles où le coefficient est le plus élevé et la marge de progression la plus crédible.
